GWERZ

poésie électronique

 

Le mot "gwerz" signifie "complainte" en breton.

Le poème GWERZ fut écrit lors d'un séjour en Bretagne en 1998. Le climat général en est mélancolique. Je suis retourné sur des lieux où avait vécu ma famille dans les Côtes d'Armor, près d'Etables. J'ai retrouvé la tombe de ma grand-mère maternelle que je n'ai jamais connue. Pendant ce séjour, j'ai également eu l'occasion de découvrir deux poètes qui m'ont beaucoup touché : Armand Robin et Georges Perros.

GWERZ est composé de cinq poèmes de longueur différente (Gwerz 1 à Gwerz 5). Mon idée initiale était de composer ce poème en superposant des groupes de cinq feuilles de papier calque, chaque feuille contenant une partie d'un des cinq Gwerz (avec cinq typographies et cinq tailles différentes ainsi qu'un placement spatial différent dans chaque groupe). L'ensemble forme ainsi 23 groupes de couches polytextuelles d'opacité différente. A chaque calque que l'on tourne, le poème perd une de ses strates et se transforme.

Ce poème a été réalisé de cette manière en 1999 et se présente sous la forme d'un livre d'environ 130 pages en format italien, encore inédit.

Depuis l'élaboration de SHU - Poèmes sur des musiques de Karlheinz Stockhausen en 1979, j'ai toujours eu le projet de réaliser des poèmes électroniques, c'est-à-dire, des poèmes qui s'animeraient dans un espace donné avec des vitesses différentes, des typographies, des tailles, des couleurs différentes. Ces projets sont désormais réalisables grâce aux possibilités de l'informatique et de certains logiciels tels que "Flash" de Macromedia. Avant de m'attaquer à la mise en forme électronique de l'ensemble des poèmes de SHU - Poèmes sur des musiques de Karlheinz Stockhausen, j'ai voulu me faire la main sur un autre poème "polyphonique" et j'ai choisi GWERZ.

Depuis février 2001, j'ai réalisé 8 des 23 animations que comprendra la version électronique de GWERZ.

En voici les deux premières :

Le plein écran est conseillé : touche F11 du clavier

Retour